SMOP (SOPK)
Le 21 juillet 2026

SMOP (SOPK) : pourquoi il existe différents sous-types, et comment identifier le tien

<p>SMOP (SOPK) : pourquoi il existe diff&eacute;rents sous-types, et comment identifier le tien</p>

Si tu as un SMOP (anciennement SOPK), tu as sûrement déjà entendu : "prends la pilule", "perds du poids", "c'est hormonal, on n'y peut rien"... Bref, un traitement générique, pour un syndrome qui... ne l'est pas du tout.

Parce que voilà la vérité que peu de monde te dit : il n'existe pas UN SMOP, mais plusieurs. Et connaître ton profil dominant, c'est la différence entre stagner pendant des années et enfin comprendre pourquoi rien ne fonctionnait jusque-là.

Je m'appelle Mélanie, je suis naturopathe spécialisée en santé hormonale féminine, et c'est le sujet sur lequel je passe le plus de temps en consultation. Alors on démêle tout, ensemble.

Le point de départ : les critères de Rotterdam (et leurs limites)

Tout commence en 2003, avec les critères de Rotterdam. Ils posent le diagnostic du SMOP (SOPK) dès que 2 des 3 critères suivants sont présents :

  • Hyperandrogénie (acné, hirsutisme, perte de cheveux)
  • Troubles de l'ovulation (cycles longs, aménorrhée)
  • Morphologie ovarienne caractéristique à l'échographie

Cette classification a eu le mérite de poser un cadre diagnostique clair. Mais pour l'accompagnement au quotidien, elle montre vite ses limites : elle décrit ce qu'on voit, pas ce qui cause le syndrome. Et derrière chaque combinaison de critères, il y a des mécanismes biologiques très différents d'une femme à l'autre.

Résultat : deux femmes "diagnostiquées SMOP" peuvent avoir des besoins totalement opposés et doivent avoir des stratégies complètement différentes.

Les 4 phénotypes cliniques du SMOP

Selon les critères de Rotterdam, on distingue 4 combinaisons possibles :

Phénotype Hyperandrogénie Cycles irréguliers Morphologie ovarienne
A - Le SMOP complet Oui Oui Oui
B - Sans follicules visibles Oui Oui Non
C - Le SMOP ovulatoire Oui Non Oui
D - Non hyperandrogène Non Oui Oui

C'est une bonne première étape. Mais pour vraiment agir sur les causes, il faut aller plus loin : identifier ce qui déclenche ton SMOP, pas seulement ce qu'il déclenche chez toi.

Les 4 sous-types du SMOP, basés sur la cause

C'est ici que ça devient intéressant : en 2025, une étude internationale menée sur 11 908 femmes a permis de valider scientifiquement 4 sous-types de SMOP, classés selon leur mécanisme causal (et non plus seulement leurs symptômes visibles) :

  • Métabolique : résistant à l'insuline (26 %)
  • Hyperandrogénique (25 %)
  • Discret (ou "de la femme mince"), avec un taux de SHBG élevé (26 %)
  • Ovarien : ou avec taux élevé de LH/AMH (23 %)

On se rend compte ici que le SMOP métabolique est bien moins présent que ce qu'on pensait.

 

En clinique, j'aime y ajouter deux profils supplémentaires, essentiels pour un accompagnement complet : le SMOP inflammatoire et le SMOP surrénalien.

Important à savoir : tu peux avoir un sous-type dominant tout en étant concernée par d'autres catégories. Le SMOP est multifactoriel. C'est justement pour ça qu'une approche standardisée ("perds du poids, prends la pilule") passe à côté de l'essentiel.

Allez, on regarde chaque profil de plus près.


1. Le SMOP métabolique (résistance à l'insuline)

Signes cliniques :

  • Prise de poids à prédominance abdominale
  • Stagnation pondérale malgré des efforts alimentaires importants
  • Acanthosis nigricans (taches sombres sur la peau)
  • Envies irrépressibles de sucre
  • Difficulté à rester concentrée
  • Fatigue chronique et/ou post-prandiale
  • Cycles irréguliers / anovulatoires
  • Troubles de l'humeur

Marqueurs à demander : glycémie et insulinémie à jeun, indice HOMA, HbA1C, homocystéine, rapport triglycérides/HDL cholestérol, LDL cholestérol.


2. Le SMOP hyperandrogénique

Signes cliniques :

  • Acné hormonale, peau grasse
  • Pilosité (menton, haut des épaules, mamelon, ligne du nombril, cuisses...)
  • Alopécie androgénique

Marqueurs à demander : testostérone libre et totale, androstènedione, DHEA, S-DHEA, DHT, SHBG.


3. Le SMOP inflammatoire

Signes cliniques :

  • Douleurs articulaires et digestives
  • Inconfort digestif
  • Fatigue chronique

Marqueur à demander : CRPus.


4. Le SMOP surrénalien

Signes cliniques :

  • Irritabilité, anxiété, sentiment de débordement, mauvaise résistance au stress
  • Troubles du sommeil (réveil précoce, nocturne, insomnies)
  • Fatigue chronique, inflammation chronique
  • Problèmes de thyroïde

Marqueurs à demander : S-DHEA, cortisol urinaire libre sur 24h.


5. Le SMOP ovarien

Signes cliniques :

  • Cycles irréguliers ou anovulatoires (plus de 35 jours ou moins de 21 jours)
  • Aménorrhée (règles absentes depuis plus de 3 mois)
  • SPM marqués

Marqueurs à demander (à J3 du cycle) : LH, FSH, prolactine, estradiol, AMH. Puis, à J+7 après l'ovulation : progestérone.

Spécial post-pilule : la contraception hormonale "pioche" dans tes réserves via la métabolisation hépatique. La priorité, dans les 3 à 6 mois suivant l'arrêt, est de reconstituer B6, zinc, sélénium et magnésium. Le retour de cycle peut prendre entre 3 et 9 mois : c'est normal, et ce n'est pas une fatalité.

 

Ce qu'il faut retenir

Le SMOP n'est pas une maladie unique avec un seul accompagnement standard. C'est un syndrome complexe et multifactoriel, où connaître ton mécanisme dominant change absolument tout : ce que tu manges, comment tu te supplémentes, ce que tu peux arrêter de faire (parce que oui, certains protocoles "génériques" peuvent carrément desservir un profil qui n'est pas le tien).

La première étape, ce n'est pas tenter une nouvelle cure de compléments de façon aléatoire. C'est un bilan biologique ciblé, croisé avec tes symptômes, pour enfin savoir de quel SMOP tu souffres vraiment.

Si tu navigues à l'aveugle depuis des mois sans résultats, ce n'est pas que "tu ne fais pas d'effort", c'est que ça ne correspond pas à ton profil biologique.

Connaître ton sous-type, c'est arrêter de perdre ton temps.


Tu veux aller plus loin et identifier précisément ton sous-type de SMOP ?

C'est exactement pour ça que je propose des coaching et des accompagnements. Mais j'ai aussi co-créé Selena, l'application pensée pour accompagner les femmes concernées par le SMOP au quotidien : comprendre ton profil, suivre ton cycle, et adapter enfin ton hygiène de vie à ton mécanisme, pas à un protocole générique.

Retrouve Selena sur Instagram : @selena.app.sopk

Pour aller plus loin ensemble

Que ce soit à travers mes E-books thématiques (gratuits et payants) ou mes partages par email
je te donne les clés pour prendre soin de toi au quotidien.